___ Infos _________

PNG - 61.3 ko
Pèlerinage Saint Frère André

1er mai 2012

JPG - 67.1 ko
stjobe03

Saint Joseph Bon Espoir on Facebook

La gourmandise est-elle un péché ? P. Bonnet

lundi 18 janvier 2010


La gourmandise est-elle vraiment un péché ?

"Capital péché mignon !"

La gourmandise a toujours été répertoriée dans les péchés et même les péchés capitaux, c’est-à-dire ceux qui entraînent la personne vers d’autres péchés. Or l’opinion la plus commune est que la gourmandise est tout au plus un « péché mignon », qui ne fait de tord à personne si ce n’est à soi-même quand on y va « trop fort ». Il est vrai d’ailleurs que la vertu de tempérance, qui modère nos appétits divers, est un obstacle à la gourmandise. Alors que penser, quand on est chrétien ?

Servir : avec plaisir !

Premier élément de réflexion, l’absorption des aliments solides et liquides est une nécessité vitale. Notre organisme, notre corps, a besoin de « combustible », donneur d’énergie, de « matériaux » reconstituants des cellules usées, d’eau et d’oligo-éléments, de quelques toniques. Si, en chrétien, on veut pouvoir servir, le corps qui est partie intégrante de la personne doit être bien entretenu. cf Mon fils vole de la nourriture, que faire ? P. Bonnet

Dieu a attaché à cette fonction de conservation de la vie un plaisir, une délectation, une jouissance, qui n’ont rien de mauvais en eux-mêmes puisque inhérents à la création divine. Quelqu’un qui, par suite d’une affectation, perd le goût, la saveur, qui est à l’origine de ce plaisir a souvent bien du mal à se nourrir de façon équilibrée.

Quand il y a de l’abus…il y a de l’abus !

Mais il est clair, que de ce plaisir, peut naître un abus et c’est cet abus qui constitue la gourmandise. Attention on pourrait croire que cet abus ne peut être lié qu’à la quantité ingérée et dès lors on réserverait la qualification de péché de gourmandise uniquement aux excès de nourriture, a fortiori aux excès de boissons toniques, de drogues excitantes ou stupéfiantes. Je reviendrai plus loin sur cet aspect quantitatif de la gourmandise qui est effectivement le plus grave. Reste néanmoins l’aspect qualitatif, qui consiste à attacher trop d’importance aux mets délectables, à les chercher en permanence, à être « difficile » à table, que ce soit en famille, en collectivité ou à table avec autrui. Certes il y a parfois des dégoûts insurmontables mais ce n’est pas une généralité ! On peut apprécier les bonnes choses, être gourmet et connaisseur, et rester dans une saine modération y compris sur le « qualificatif ». Chez certains tempéraments, le plaisir dans l’absorption de certains mets pousse à consommer au-delà du besoin, même si cela ne conduit pas à des débordements visiblement préjudiciables, au moins à court terme, parce que cela calme le stress. Et c’est exact que cela calme le stress mais est-ce le meilleur moyen ? La prière calme le stress et elle nous rapproche de Dieu. Le plaisir gourmand, lui, nous éloigne de Dieu car il nous installe dans une priorité du corps sur l’esprit.

Ordonner nos désirs : le jeûne donne du " tonus spirituel" !

Or le premier besoin de notre âme spirituelle, c’est d’ordonner nos désirs. Priorité à l’âme spirituelle pour que l’intelligence et la volonté, clés du bon usage de notre libre arbitre, gardent leur vitalité. Ce n’est pas pour rien que le jeûne, raisonné et détaché du culte de notre propre image, nous procure du tonus spirituel. La complaisance envers le plaisir de la bouche va en sens inverse et je sais de quoi je parle ! Revenons sur les débordements quantitatifs. Dans le cas de la nourriture, ils peuvent conduire à une paresse intellectuelle qui s’installe et nuit énormément à la lucidité, au discernement, à l’approfondissement des questions. Ils favorisent, bien évidemment, un appétit sensuel qui conduit très souvent à un péché plus grave, la luxure.

Vive la vertu de tempérance !

Enfin il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de rappeler à quel point il faut être prudent avec les boissons alcoolisées, qui sont recherchées par beaucoup en raison de l’excitation du système nerveux qu’elles procurent. L’éducation, qui vise à donner une saine estime de soi, une raisonnable confiance en soi, rend la jeunesse moins vulnérable à l’ingestion de l’alcool et à l’usage des drogues devenues si banalisées comme le cannabis. cf Alcool, drogue, cannabis, comment préserver nos enfants de ces conduites addictives ? P. Bonnet

Décidemment la vertu de tempérance est bien une vertu cardinale, qui conduit dans le domaine alimentaire à de bonnes habitudes de sobriété, qui n’empêchent pas d’apprécier les saveurs agréables au goût que le Créateur a mis à notre disposition maîtrisée.


Recommander ce site | Imprimer cet article


web-paroisse© 2012 - | Plan du site | Espace privé | |  RSS 2.0 Suivre la vie du site