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Quelques pistes essentielles à propos de la Messe. P Bonnet

samedi 18 juillet 2009, par Anne


Quelques pistes essentielles à propos de la messe –

 Le projet divin sur l’humanité – (initial et restauré)

Dieu a créé un couple doté d’un esprit immortel fait à son image pour être à l’origine de toute l’humanité et faire participer éternellement cette humanité à sa vie trinitaire d’amour.

Dieu est Amour par nature. Sa créature ne peut donc être Amour par nature. Elle est dotée du libre-arbitre pour pouvoir, si elle le veut, devenir Amour par choix, ce qui implique la possibilité d’un refus. Le refus du premier couple a entraîné la rupture avec Dieu, la perte des « privilèges » initiaux (immortalité, vie biologique assurée sans pénibilité, harmonie du couple, absence de souffrance), l’impossibilité de rejoindre Dieu dans le bonheur éternel.

Dieu n’a pas abandonné l’humanité au pouvoir du Mal et de la Mort. Il s’est fait homme et s’est offert en expiation pour rétablir l’humanité dans une dignité renouvelée. Ce sacrifice de la croix est le sommet dans une dignité renouvelée. Ce sacrifice de la croix est le sommet de l’amour miséricordieux du Dieu, Père, Fils et Esprit, la source de toute la vie de l’Eglise, rassemblement des croyants. A moins de 24 heures de sa mort sur la croix , le Christ a constitué l’Eucharistie pour perpétuer, renouveler et réactualiser, jusqu’à son retour en gloire, ce sacrifice auquel nous devons notre salut et qui nous procure les grâces dont nous avons besoin pour rejoindre Dieu dans l’éternelle vie d’amour.

 L’Eucharistie est un miracle permanent et toujours actuel.

De son éternel présent, Dieu peut se rendre présent à tout moment de l’histoire des hommes et en n’importe quel lieu. Il le fait chaque fois qu’un prêtre, validement ordonné, célèbre la messe et prononce les paroles de consécration dites par Jésus au dernier repas pascal pris le jeudi saint avec ses apôtres. A ce moment, s’opère le miracle de la transformation du pain et du vin en Corps et Sang du Christ, sans changement d’ordre matériel, et le Dieu d’amour s’offre en nourriture, en contemplation, à notre adoration, dans l’intégralité de sa personne, vrai Homme et vrai Dieu.

 Les conséquences multiples.

Le baptême est une porte d’accès incontournable à l’Eucharistie, puisqu’il rétablit le lien, coupé par les conséquences de la rupture originelle, avec Dieu grâce justement aux mérites de la Passion et de la Croix du Christ.

Le sacrement de pénitence permet de recevoir le Christ dans un état compatible avec la sainteté divine, appelé état de grâce. C’est le Christ lui-même, qui s’offre en sacrifice. Le prêtre le représente et il a reçu pour cela un sacrement spécial qui est le sacerdoce. Le sacrifice de chaque messe est source de réparation des péchés des vivants et des morts, puisque le Christ s’est offert justement pour le salut de l’humanité.

La communion est le sacrement des sacrements puisque c’est le Christ qui est réellement présent en nous quand nous le recevons. Cette communion accroît notre union au Christ, efface les péchés véniels, préserve des péchés graves, renforce l’unité des croyants entre eux et en Eglise.

L’Eucharistie est action de grâce envers le Père, présence du Christ en même temps que mémoire de sa Passion, ouverture à la Parole de Dieu par l’action de l’Esprit Saint.

 La liturgie de la messe.

Tout au long de l’histoire de l’Eglise, il y a eu des variations dans la liturgie, mais dans une permanente fidélité à une même structure :  Un rassemblement avec des lectures de la Sainte Ecriture, une homélie destinée à la faire comprendre aux fidèles et une prière aux intentions particulières et universelles.  Le sacrifice proprement dit, qui commence avec l’offrande du pain et du vin, et les dons destinés aux besoins de l’Eglise et des pauvres, se poursuit avec la Préface et culmine avec la Prière Eucharistique.  Le repas pascal de la communion et les actions de grâce qui lui succèdent avant la bénédiction finale et l’envoi.

Au fil des siècles, différents rites ont été retenus et codifiés par l’Eglise. La Tradition n’a jamais été figée ; tout en restant fidèle à l’esprit de la liturgie, elle a recherché à rendre l’Eucharistie plus transparente, plus compréhensible, plus participante. Si la langue sacrée témoigne de l’universalité de la messe, l’usage de la langue locale rend compte de la diversité des populations et facilite la compréhension de la liturgie. Le Concile a recommandé la conservation des rites existants et décidé une révision du rituel romain, codifié en 1962 par Jean XXIII et improprement appelé rite de St Pie V, pour que soit :

 Clarifié le rôle de différentes parties,  Facilité la participation pieuse des fidèles,  Simplifié ce qui avait été rajouté sans utilité,  Rétabli ce qui avait pu disparaître.

Toute messe catholique est par définition traditionnelle, puisque pour tout catholique les 2 sources de la foi sont l’Ecriture et la Tradition. Le pape Benoît XVI a exprimé cela en parlant d’un seul rite Romain, dont les deux formes sont appelées ordinaire et extraordinaire. Notons d’ailleurs que la première publication de l’ordo de Paul VI était totalement en langue latine et que certains prêtres le célébraient en latin. La liturgie est reçue de l’Eglise, elle ne fait pas l’objet d’une créativité. La messe est célébrée, elle ne requiert pas une animation.

 Communion précoce et fréquente.

Les séquelles de l’hérésie janséniste avaient eu, entre autres, comme conséquence, de retarder l’accès des enfants à la communion et de favoriser les scrupules des adultes, ce qui favorisait un grand espacement entre les communions. C’est le saint Pape Pie X, qui a rendu précoce l’accès des enfants à la communion et encouragé la communion fréquente. Communion fréquente ne veut évidemment pas dire communion routinière, impréparée ou illégitime.

 Conclusion.

L’Eucharistie est le cœur de la vie du prêtre, qui célèbre comme s’il était le Christ, souverain Prêtre. Elle est le soutien majeur de tous les baptisés particulièrement dans les périodes d’épreuves.

Père Yannik Bonnet


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