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Sur le Sacerdoce et l’année sacerdotale, p. Emmanuel Gobillard

lundi 20 juillet 2009


Homélie prononcée par le Père Emmanuel Gobilliard

L’année du sacerdoce s’est ouverte il y a quelques jours à la fête du Sacré Cœur et j’ai attendu deux, trois dimanches pour vous en parler.

Pour nous c’était aussi la clôture de l’année Saint Paul que nous avons célébrée dimanche dernier. Dans sa magnifique lettre, le Pape Benoit XVI nous parle abondamment du curé d’Ars et nous rappelle à nous prêtres, la grande dignité de notre ministère, malgré parfois l’indignité du ministre et il reprend pour cela les exemples de Saint Jean-Marie Vianney et ses quelques paroles que je voudrais vous citer :

« Le Curé d’Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine »3. Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait… Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie… ». Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre… Après Dieu, le prêtre c’est tout… Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel ». Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du saint curé, peuvent nous sembler excessives. Elles manifestent toutefois en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour … »

Voilà ces quelques mots du Pape pour nous rappeler la grandeur du sacerdoce à la lumière du ministère de St Jean Marie Vianney dont nous fêtons le 150ème anniversaire du décès.

Alors, en lien avec cet Evangile, je voudrais rappeler l’importance du prêtre.

L’unique prêtre, c’est Jésus. Le Christ est l’unique Pasteur, l’unique prêtre, l’unique sacrifice, le seul qui se donne parfaitement, le seul qui nous offre au Père et nous autres nous participons de son sacerdoce par pure grâce, pour nous mais surtout pour vous, grâce à notre ministère, vous pouvez recevoir Jésus, vous pouvez l’accueillir, le prier dans le tabernacle, vous pouvez recevoir son pardon, sa guérison. Alors lorsque nous regardons le prêtre, ne tombons pas comme les habitants de Nazareth à l’égard de Jésus.

Les proches de Jésus, lorsqu’il revient dans son village, se trompent de regard et s’empêchent de voir en lui le sauveur, le Fils de Dieu donc s’empêchent eux-mêmes de recevoir la grâce de la guérison et du salut. « Il ne pouvait accomplir aucun miracle, il guérit seulement quelques malades », nous dit l’Evangile.

Nous ne devons pas être dans ce regard trop humain des habitants du village de Jésus. Regard trop humain à l’égard du prêtre aussi. Je reprends quelques écueils que nous pouvons avoir à l’égard du prêtre.

D’abord la première attitude à condamner, c’est ce qui relativise l’autorité du prêtre, en voulant tout expliquer. A l’égard de Jésus, les habitants de son pays ont relativisé son autorité, il ne pouvait plus faire de miracle, il ne pouvait plus faire ce que son Père voulait qu’il accomplisse. C’est pareil pour le prêtre. La plus grave chose, les plus graves paroles que l’on peut adresser sur le prêtre sont celles qui relativisent son autorité. Ces personnes pourraient laisser penser que, lorsque le prêtre agit, ce n’est pas le Christ qui est présent. C’est vrai, le prêtre est indigne mais la grâce et le mystère de Dieu dépassent infiniment cette indignité. Nous pouvons toujours recevoir le Christ à travers le prêtre. Relativiser son autorité lorsqu’il donne les sacrements, relativiser son autorité lorsqu’il gouverne -puisque c’est sa mission, il participe de la mission de l’Evêque qui est de gouverner, faire l’unité et enseigner- cela revient à ne pas croire que c’est l’Esprit Saint qui guide l’Eglise.

Une des façons que l’on peut avoir de relativiser l’autorité du prêtre c’est de comparer.

Figurez vous que le Seigneur nous a tous choisi pour ce que nous sommes, tant pis pour lui, nous sommes très différents avec des grâces, des défauts, des qualités humaines différentes, et le premier moyen de relativiser son autorité du prêtre c’est de comparer.

Il y a trois curés exceptionnels : celui d’avant, celui d’après et celui d’à côté.

Tous les prêtres du monde donnent les sacrements, donnent Jésus. Mais le Seigneur a choisi tel prêtre pour telle mission, à travers le ministère de l’Evêque, parce qu’il a telle qualité, parce que le Seigneur pense qu’il a un charisme pour accomplir telle ou telle mission. On ne peut pas comparer. Impossible pour vous aussi. Vous avez une mission unique dans le monde, dans votre famille, votre métier, vous avez une mission unique, irremplaçable. Quand on compare, on tombe soit dans l’orgueil soit dans la jalousie. Ce sont des péchés importants et graves. On ne peut pas se comparer si on reçoit tout de Dieu y compris sa mission. .

Je remarque également que le prêtre à beaucoup de directeurs spirituels, presque autant que de fidèles dans sa paroisse puisque nous recevons beaucoup de conseils pieux mais sur la façon de diriger notre vie. Habituellement les prêtres ont un directeur spirituel qui les aide à diriger leur vie. Vous pouvez leur donner plein de conseils mais si jamais il ne les applique pas c’est peut être qu’à travers leur directeur spirituel, ils sont dirigés autrement et aussi à travers l’autorité de l’Evêque qui leur confie une mission.

Le plus important, c’est que le prêtre puisse donner le Christ, alors le meilleur moyen pour que le prêtre prie car il a besoin de prier, c’est de prier avec lui, pour que le prêtre confesse, c’est aller vous confesser.

Le meilleur moyen pour que le prêtre donne l’Eucharistie, c’est d’assister à la célébration de l’Eucharistie et ainsi de suite.

C’est vrai également pour tous les sacrements y compris pour le sacrement des malades. J’insiste sur ce sacrement. Chaque fidèle, s’il est dans les conditions de le recevoir peut le demander. Souvent on en a peur ; c’est très important de solliciter le prêtre pour le sacrement des malades et également de solliciter le prêtre pour le sacrement qu’il peut donner à d’autres personnes si le besoin s’en fait sentir.

Le meilleur moyen pour que le prêtre donne les sacrements, c’est d’aller le chercher pour qu’il les donne ou bien de prier avec lui pour qu’il prie. Vous voulez que vos prêtres soient des saints alors soyez le. Et le meilleur moyen pour obtenir des saints prêtres, c’est de l’être soi-même. C’est le bel exemple de Sainte Thérèse d’Avila qui a sanctifié un prêtre profondément par son humilité et par le fait qu’elle est allée se confesser à ce prêtre qui était indigne. Elle lui a redonné une dignité en lui permettant d’exercer son sacerdoce.

Je voudrais l’appliquer concrètement à la Cathédrale, pardon pour ceux qui ne sont pas du Puymais vous verrez que vous pourrez prendre ces conseils pour vos propres paroisses.

D’abord, le prêtre ne peut pas tout faire. Certains veulent que le prêtre soit présent dans différents domaines.

Le curé d’Ars était prêtre d’une paroisse de deux cent âmes. Il n’y avait pas autant de mouvement que maintenant. Ce n’est pas facile d’exercer son ministère de la même manière exactement, mais grâce à la puissance du Saint Esprit, le Concile du Vatican II a permis que nous découvrions que les fidèles peuvent être des relais du prêtre certes mais surtout du Christ en exerçant une mission spécifique. Par exemple, si vous voulez que le prêtre soit présent au milieu des plus pauvres, vous pouvez vous-même être plus proches des pauvres et puis juger à quel moment le prêtre peut intervenir de façon juste parce qu’il n’aura pas le temps d’être auprès des plus pauvres, auprès des jeunes, des visiteurs et touristes, des malades, et ce qui définit la mission du prêtre, c’est la mission donnée par l’Evêque.

lire la suite sur le site de la cathédrale

Père Emmanuel GOBILLIARD , homélie du 5 juillet 09


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