La statue

Statue monumentaleL’INSTIGATEUR de cette oeuvre fut le même que pour Notre-Dame de France : Mgr de Morlhon. Sa mort, en 1862, mit le projet en sommeil. Il fut repris à la fin du siècle dernier par l’infatigable Chanoine Fontanille, qui avait fondé La basilique. Pressé d’en connaître l’effet majestueux et de sensibiliser l’opinion, il fit dresser une représentation de Saint Joseph en planches découpées, de haute taille, mais de construction insuffisante, et que le vent d’hiver précipita dans la Borne. Ses démarches pressantes auprès de l’Evêque du Puy aboutirent. Divers projets furent soumis au Pape Pie X, qui retint celui du Frère Jésuite, André Besqueut, artiste de renom.

Il n’était plus question d’utiliser la fonte de fer, comme pour Notre-Dame de France, mais le ciment armé, nouveau venu sur le marché. Ce fut sans doute la première oeuvre d’importance réalisée avec ce matériau. Les ateliers Debert de Paris procédèrent aux travaux de modelage et de moulage. Plus de 70 moules furent acheminés par voie ferrée, super­posés habilement, nantis de leur armature, et remplis de ciment, dont le malaxage devait être correctement exécuté, à la main bien entendu.

Et, le 11 avril 1910, Mgr Boutry inaugura cette statue de 22 mètres 40 de hauteur (dont 7 mètres 50 de socle) pesant 80 tonnes, et surplombant de 55 mètres la vallée de la Borne. Du point de vue artistique, quelles exigences peut-on for­muler pour une oeuvre d’une telle dimension ? La correc­tion apportée à la teinte, en 1973, l’incorpore au rocher qui la supporte, en élance la silhouette, et en affine les détails. Saint Joseph est ainsi visible depuis le porche de la Cathédrale du Puy, dans un axe qui relie Marie et Joseph. Ainsi, ceux qui visitent la cathédrale sont invités à aller auprès de Saint Joseph, à découvrir Le sanctuaire de celui qui fut le Gardien du Rédempteur.

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